A propos

La sauvegarde des intérêts des cyclistes en Valais est assumée par l’association PRO VELO Valais, laquelle s’attelle en premier lieu à promouvoir l’usage du vélo au quotidien. Pour ce faire, PRO VELO Valais agit comme lobby de la mobilité douce dans le développement des politiques d’agglomération. Les solutions défendues reposent en priorité sur le développement de zones 20 et 30 km/h, des contresens cyclables et des bandes cyclables sur les rues à 50 km/h, ainsi que sur l’aménagement des carrefours (sas vélo, etc.) et des infrastructures de stationnement.  Nous privilégions la mixité du trafic moyennant des vitesses modérées, car il ne s’agit pas de développer à grand frais des réseaux parallèles avec pour conséquence de confiner l’usage du vélo sur des itinéraires spécifiques. La pratique sûre et efficace du vélo doit être garantie sur l’ensemble des voiries urbaines, ainsi que sur toutes les routes de liaison entre les localités.

Compte tenu de la particularité du Valais (petites villes et grand bassin de population pendulaire), il est nécessaire de libérer les zones urbaines du trafic motorisé et de prévoir une délocalisation de l’offre de stationnement du centre vers l’extérieur des villes. Les modes doux (transports en commun, vélo et marche) doivent être favorisés et prendre le relai depuis les parkings périphériques.

PRO VELO Valais préconise en zone urbaine avant tout les espaces partagés, permettant d’effacer les fragmentations et restituer à la rue sa vitalité, les individus devant primer sur la circulation et la communication entre usagers devant remplacer la signalisation.

Les zones de rencontre et, dans une moindre mesure, les zones 30 permettent une cohabitation efficace de l’espace urbain.

Outre la responsabilisation des usagers, la réussite de tels aménagements passe surtout par une augmentation du nombre de piétons et de cyclistes. Chaque citoyen peut dans ce sens agir pour engendrer petit à petit et sans investissements démesurés la mue écologique de nos cités.

Selon PRO VELO Valais, dans les agglomérations valaisannes, le vélo doit devenir un moyen de transport alternatif au tout à la voiture. Dans cette perspective, le rôle du vélo doit être complémentaire à celui des transports en commun et à celui de la mobilité piétonne. Le vélo doit pouvoir être pratiqué dans les villes valaisannes de manière efficace et sûre, quelque soit le tronçon de voirie communale ou cantonale.

Les infrastructures cyclables à aménager pour atteindre cet objectif doivent être continues, réalisables techniquement et financièrement et doivent couvrir l’ensemble des zones urbaines, sans quoi il ne se produira pas un véritable changement d’habitude de la part des usagers. Les conséquences financières et de santé publique, liées au fort accroissement du trafic automobile constaté en plaine du Rhône, justifient de chercher des solutions au trafic pendulaire.

Selon PRO VELO Valais, sur les chaussées, la priorité doit être donnée au marquage de bandes cyclables et à la mise en place d’une signalisation favorisant le trafic cycliste. Pour ce faire, l’espace dévolu au trafic motorisé individuel et les vitesses autorisées doivent être systématiquement réduits en zones urbaines. Le stationnement des vélos doit être largement favorisé, en priorité aux abords des commerces et des bâtiments publics.

Notre association œuvre à Sion depuis 15 ans pour défendre ces objectifs. Concrètement, nous avons d’ores et déjà exprimés notre point de vue technique par le biais de l’analyse des points noirs (2001/2002), lors de l’élaboration du concept de réseau cycliste (2005), lors de l’élaboration des fiches techniques spécifiques aux aménagements cyclistes (2006), par le biais de la participation à une trentaine de séance du groupe de travail ad hoc (2005-2006 et 2012-2014) et de notre détermination écrite, entre autres sur le projet d’agglomération.

PRO VELO Valais est également investi concrètement auprès des usagers cyclistes par le biais de cours vélo, d’actions lumière – visant à sensibiliser les cyclistes à l’éclairage de leur vélo au passage à l’heure d’hiver, d’une information trimestrielle à chacun des membres valaisans de l’association, etc.

Les jours de semaine du mois de juin, les citoyens sont conviés à expérimenter, si cela n’est pas déjà le cas, le vélo au quotidien.

Dans cette perspective, PRO VELO propose aux entreprises de participer à l’action à vélo au boulot qui a pour objectif d’encourager le plus grand nombre à se rendre au travail à vélo, du moins pour une partie du trajet en combinaison avec les transports publics.

L’action a pour but de motiver les pendulaires à laisser leur voiture au garage et d’aller travailler à vélo. Plus dynamiques, moins souvent malades et plus résistants au stress, les cyclistes sont vecteurs de progrès et permettent de réduire les frais liés aux places de stationnement

En enfourchant leur selle, les pendulaires cyclistes donnent non seulement un autre élan à leurs trajets mais également à l’ambiance au travail. Durant les pauses, on ne parle plus de bouchons et de stationnements introuvables mais plutôt de cette nouvelle motivation réciproque, des courbatures, des plus beaux itinéraires à vélo pour venir au boulot. Bref, de tout ce qui rend le mois de juin une expérience de groupe intéressante.

Du côté des enfants et jeunes en formation, la promotion du vélo constitue un des principaux objectifs de PRO VELO. Nous nous sommes ainsi fixé d’inverser la tendance qui se dessine, soit une proportion en régression de jeunes se déplaçant à vélo.

Les actions à vélo à l’école et défi vélo proposent aux jeunes et à leur enseignants de thématiser le vélo en se mettant en selle pour se rendre à l’école et en réalisant des activités parallèles en lien avec le vélo. Les jeunes participants sont motivés par l’expérience collective et le concours mis sur pied dans le cadre de l’action. Ils reconquièrent ainsi la liberté des jeunes de circuler à vélo.

Par ces actions, PRO VELO espère initier une réaction en chaîne et contribuer à la mue de cités.