Militantisme aux accents valaisans

En 2013 dans ce même journal, nous avions affirmé que notre association n’a jamais adopté une posture contestataire et qu’elle était perçue par les autorités comme un « partenaire crédible et garant d’une démarche pleinement contemporaine ». Force est de constater que le manque de contestation est une lacune au développement cadencé et ambitieux en faveur des aménagements cyclables. A Sion par exemple, après plus de deux ans d’optimisme suite au travail de planification cyclable de l’ancienne déléguée à la mobilité et à l’émergence de projets concrets esquissés en groupe de travail auxquels nous participions, une désillusion s’est progressivement manifestée. En particulier, le dogme de la voiture toute puissante a fait obstruction à la réalisation des projets cyclables les plus intéressants et les moins onéreux, car pour concrétiser ces derniers  il fallait revoir certains acquis territoriaux (seconde voie de circulation fonctionnant comme stockage de véhicules lors de la saturation quotidienne du réseau ; place de stationnement en bordure de chaussée). Dans les autres villes du Valais romand, trop peu de réalisations ont vu le jour ces dernières années. L’élan d’il y a 5-10 ans semble s’estomper, même si le nombre de cycliste ne cesse de croître, sans que cela ne soit uniquement la conséquence de l’utilisation de VAE en cas de retrait de permis. Il est temps que les défenseurs de la cause cycliste se réveillent, en Valais, et se retrouvent en masse critique sur les chaussées de nos villes.